~~LU POUR VOUS

« QU’EST-CE QUE L’HOMME ? » (PS 8,5)

L’ouvrage publié par la Commission

Biblique Pontificale se présente

comme un itinéraire en 434

pages d’anthropologie depuis la Genèse

jusqu’à l’Apocalypse.

La Commission est constituée d’une

vingtaine de biblistes du monde entier

dont Monseigneur Pierre Debergé, le

traducteur du présent document publié

aux éditions du cerf.

L’Ecriture enseigne la vérité de l’homme,

elle nous guide à partir des textes fondateurs

de Gn1-3 à la lumière des différentes

dimensions des écrits sapientiaux,

prophétiques et de l’Évangile.

L’étude est divisée en quatre chapitres.

Le premier chapitre expose la conception

de l’être humain créé par Dieu

(Gn 2, 4-7) fait de la terre (poussière)

et animé du souffle divin. Dans sa finitude

l’homme est mortel mais aussi

semblable à Dieu. Jésus de Nazareth est

l’homme véritable, image de Dieu qui

au secours de la faiblesse humaine « propose

à ses disciples le chemin de la perfection

» (Mt 5,48 et 19,21) c’est-à-dire la

pleine réalisation de l’être humain dans

le chrétien .

Le second chapitre (Gn 2, 4-7) définit

les relations de l’être humain, placé dans

le jardin, avec la Création au travers de

trois thèmes particuliers : l’alimentation,

le travail, les animaux. La nourriture,

don de Dieu, (Gn 1 29-30) au sens

matériel ou symbolique implique une

dimension de sagesse, un désir de vie.

En dénonçant le péché de démesure,

les prophètes appellent au partage et

annoncent le banquet eschatologique.

Le nouvel Eden et la nourriture parfaite

sont en réalité symboles de l’envoi de

la Parole, de la justice salvatrice et en

définitive de la présence même du Seigneur

comme plénitude de vie « dont

Jésus de Nazareth est l’Incarnation » : « ma

nourriture c’est de faire la volonté de celui

qui m’a envoyé » ( Jn 4,33-34), et pour le

chrétien c’est le pain donné par le Christ.

Le thème du travail met au contraire en

évidence l’activité de l’homme, pour

contribuer à une meilleure qualité de

vie (Gn 2,15) avec la responsabilité de

« cultiver et garder ». La voie du bien, motif

récurrent de la tradition biblique, témoigne

de l’agir de Dieu dans l’histoire.

(Lc 22,26-27 ; Mt 10,10 et 19,21). Saint

Paul compare d’ailleurs son ministère

apostolique à « une activité agricole et/ou

de construction reconnaissant en même

temps que c’est toujours et seulement Dieu

qui fait croître les plantes tandis que seul

le Christ constitue le fondement solide de

l’édifice qu’est l’Église. »

La Bible appelle aussi à une « alliance »

avec les animaux qui rendent service à

l’homme en faisant un parallèle avec le

service des hommes.

Le troisième chapitre : « La famille humaine

» (Gn 2,21-25) traite des questions

sensibles de notre société contemporaine

et qui font débat. La création du

couple humain s’exprime comme un

appel à la fécondité à travers la relation

d’amour qui se crée et dont naissent

les enfants ; à partir de ce noyau fondateur

s’établissent les liens familiaux

et sociaux où sont suggérés les questions

de sexualité, les relations parents

- enfants, la fraternité selon la Loi et les

écrits sapientiaux ou prophétiques. La

métaphore conjugale est utilisée pour

décrire l’histoire de Dieu avec Israël.

Dans le chant d’amour du Cantique des

Cantiques, l’époux est comparé à Dieu et

dans les Psaumes ce chant devient une

prière dans laquelle on célèbre l’action

du Seigneur (Ps 45 et Ps128).

Le quatrième chapitre : « L’être humain

dans l’histoire » (Gn2 16-17) (Gn3, 1-7)

(Gn3,8-24)

Le commandement divin et le Christ

comme modèle dans l’obéissance manifestent

une dimension de l’amour -

don de Dieu - associée à une « finalité

voulue par le Créateur que l’homme est

appelé à accomplir » et qui se fait Service.

Transgressions et obéissance dans

l’histoire des hommes, sous le regard

sévère des prophètes ouvrent la voie

à la prière - un commandement salvifique

: le pardon, condition pleine et

entière du salut de Dieu.

« En effet un des traits les plus importants

peu souligné dans l’interprétation des

textes néotestamentaires- tient au fait que

ce qui dans l’Ancien testament était réservé

à Dieu, maintenant dans la nouvelle alliance

est réalisé par l’homme (Mc 2,6-8)

(Mc 2,10) parce qu’il a été rempli de l’Esprit

qui le rend miséricordieux comme le Père »

(Mt 5,13). L’avènement de la miséricorde

dans la personne de Jésus et la priorité

absolue de la grâce marquent l’histoire

du salut en Christ.

« L’homme ce mystère » (Si 24,28)

Qu’est-ce que l’homme ? Éternelle interrogation

de l’esprit humain, ultime et

quatrième question sans réponse satisfaisante

posée par Kant. Avec « le Siracide

nous sommes appelés à reconnaître que ce

mystère le premier homme n’a pas jamais

fini de le connaître, tout comme le dernier

n’en touchera jamais le fond ». Avec Jean,

saint Paul reconnaît que ce que nous

sommes n’a pas été pleinement révélé.

Mais sous l’action de l’esprit du Seigneur

le croyant parcourt le même chemin que

le Christ pour être transformé d’enfant

de Dieu en la même image du Fils : « Voici

l’homme » ( Jn 19,5).

 

MARTINE MULLER

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