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Le chemin pour partir au désert et au service paroissial

Nous entrerons en Carême le mercredi 18 février prochain. Ces quarante jours nous sont offerts non pas comme une parenthèse de tristesse, mais comme un itinéraire de libération. Le Carême nous invite à quitter la terre de nos esclavages vers un pays où coule « le lait » de la fraternité et « le miel » de la charité (Ex 3 ; 8). Avec le Christ, le Carême nous invite à aller au désert, pour repousser les tentations de l’avoir et du pouvoir pour se recentrer sur l’essentiel : l’amour du Père et le service de nos frères.

Le Carême, un temps pour se décentrer

Le jeûne auquel nous sommes invités n’est donc pas qu’une affaire de nourriture ; il s’agit de faire le vide en soi pour laisser la place à Dieu. En nous allégeant de nos préoccupations personnelles, nous redevenons capables de voir celui qui souffre, celui qui attend, celui qui espère et qui prend pour nous le visage du Christ des douleurs. Le Carême est le moment idéal pour redécouvrir le sens du service gratuit au service du bien commun. Pourquoi ? Parce que la gratuité est le remède le plus puissant à notre égoïsme. Servir comme le Christ, sans rien attendre en retour, c’est vivre concrètement la « charité », ce pilier du Carême aux côtés de la prière et du jeûne.

 À l’image du lavement des pieds

Dans quelques semaines, le Jeudi Saint, nous ferons mémoire du geste bouleversant de Jésus lavant les pieds de ses disciples. Mais n’attendons pas la Semaine Sainte pour mettre nos cœurs au diapason de Dieu. Au sein de notre paroisse Pacy Vallée d’Eure, le Carême nous appelle à :

  • Renouveler notre regard sur les services paroissiaux : non comme des charges, mais comme des offrandes.
  • Oser la rencontre : le service commence souvent par une oreille attentive ou un sourire offert gratuitement.
  • Agir dans la discrétion : comme nous le suggère l’Évangile, que notre main gauche ignore ce que donne notre main droite.

Faire battre le cœur de notre paroisse

Au sein de notre paroisse, ce service se décline de mille façons : L’accueil d’un nouveau visage sur les parvis de nos églises.

  • L’engagement dans le compagnonnage des personnes qui demandent un sacrement.
  • Le soin apporté à vivre une fraternité simple, sans rechercher la mondanité.
  • Une disponibilité à servir les plus fragiles.

Chacun de ces gestes est une pierre vivante qui édifie notre communauté. En servant gratuitement, nous ne faisons pas que « rendre service » : nous imitons Dieu qui s’est fait serviteur de tous. Alors nous jeûnons de l’esprit mondain et nous nous ouvrons à la prière. Nous passons du « Moi » au « Nous », de l’utilitaire au spirituel.

En ce Carême 2026, nous sommes invités à nous poser simplement la question : « Seigneur, comment puis-je me rendre disponible pour servir mes frères et sœurs gratuitement ? » N’ayons pas peur de l’imprévu de la rencontre. Redécouvrir le sens du service à la suite du Christ, c’est découvrir que plus on donne, plus on reçoit. C’est dans cette gratuité que se cache le secret de la véritable fraternité.

Une marche vers la joie de Pâques

En nous mettant au service les uns des autres, nous ne faisons pas que « faire le bien ». Nous suivons le Christ sur son chemin pascal. C’est en nous donnant que nous mourons à notre repli sur soi pour ressusciter, dès aujourd’hui, à une vie plus généreuse et plus lumineuse. Que ce temps de Carême nous aide à transformer nos églises et nos villes en lieux de générosité joyeuse et contagieuse. Belle montée vers Pâques à chacun de nous !

(Texte d’invitation au Carême obtenu grâce à l’essaimage de jeunes paroissiens partis à Nantes – photo Au Pressoir du Village Saint- Joseph en novembre 2025)